description : M151- Couple minoen en lutte avec deux lions - 2011. Acrylique sur toile 105 x 150 cm avec vernis et craquelures hors d?un espace losangé. Un tableau emprunté au Corpus der Minoischen und Mykenischen Siegel (CMS), comme la plupart de mes tableaux de cette série. Le thème est emprunté à des sceaux ou des empreintes de sceaux minoens, celui-ci provient d?une bague qui daterait de 1500 à 1200 avant J.C. L?usage des sceaux ainsi que des bagues en Crète servait à identifier ou sécuriser des documents, mais aussi d'amulettes. L'usage utilitaire évolua vers un art de la taille de pierres. Parce que le sceau représente un signe, il peut être considéré comme une forme d'écriture. Parmi les biens retrouvés dans les tombes minoennes, figurent souvent des sceaux, ce qui montre l'idée d'identification personnelle attachée à ceux-ci. En ce qui concerne la bague originale, elle est en France dans les archives du Musée Alfred Danicourt à Péronne en Picardie (n° inventaire : F178). Après sa découverte, la bague fut achetée par le Comte de Gobineau, diplomate et écrivain (1816-1882) et rachetée en 1882 par le grand collectionneur Alfred Danicourt. Elle est en or et a une forme ovale avec un anneau de 24mm de diamètre, une largeur de chaton de 32mm30 et une hauteur de 21mm80. Son poids est de 16g 60. Elle aurait été créée par un crétois à Mycènes en Grèce et découverte à Salonique. Le sujet originel représente en ronde bosse positif, deux jeunes hommes debout dos à dos, luttant chacun contre un lion bondissant. Le combattant de gauche lève son arme au-dessus de sa tête, alors que le combattant de droite la tient à hauteur de poitrine ; en arrière plan au niveau de la ligne de terre, deux arbres ou arbustes, sous leurs pieds des enroulements de végétation. La version philhelmienne du même sujet représente cette fois un couple sexué dans la même position, deux oiseaux, une cactacée à gauche et des circonvolutions symétriques qui remplacent les anciennes ! N?oublions pas le Monogramme de l?artiste que la femme semble tenir comme un objet auquel on prête des vertus apotropaïques. Pour mémoire, le Monogramme est représenté une seconde fois dans une version plus orthodoxe et ce, près de la signature de l?artiste. Pour revenir aux temps anciens, rappelons que la représentation d?un rituel en images était presque toujours considérée comme un gage de succès pour le futur ! En effet l?image n?est plus une simple représentation, c?est tour à tour une force, un prisme des apparences qui défie aussi bien le mauvais sort que les Dieux eux-mêmes ! Chercher à donner sens à toutes ces ?uvres, c?est aussi admettre leur caractère retenu et conséquemment la nature incomplète de nos interprétations, pour finalement garder une part irréductible de mystère. Un grand merci à David de Sousa, directeur du Musée de Péronne, qui m?a transmis de nombreuses informations sans lesquelles je n?aurai pu vous donner une grande partie de ces précieuses réponses concernant cette magnifique bague.
 
 
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