B146 - LIBERTÉ, QUAND LES DIEUX SUMÉRIENS ÉTAIENT EN AMOUR. Acrylique sur toile 120 x 115 cm ? 2010. BABYLONIEN / Cette scène provient d?un sceau archaïque syro hittite, dans la continuation des mythologies mésopotamiennes, voici l?amour libre des dieux anthropomorphes, libre parce que rien n?existait encore, pas même les hommes. Que voyons-nous ou que veut-on nous faire voir sur ce tableau ? Deux couples anthropomorphes dans des préliminaires d?amour ? Un couple homosexuel et un second hétérosexuel ? Rien de particulier à signaler, sinon que le monogramme de Philhelm semble avoir été oublié ou jeté, face à une ardente invitation amoureuse. Rappelons que le premier dieu adoré aurait été le taureau ou son alter ego et ce, bien avant le lion qui n?apparaîtra que quelques siècles ou millénaires plus tard ? L?histoire est forcément mensongère, puisque nous sommes dans des interprétations contemporaines de mythes vieux de plus de 6000 ans. S?ils perdurent encore, c?est grâce à ces centaines de milliers de tablettes d?argile, retrouvées sous les sables de la Mésopotamie et qui nous racontent leur histoire dans une écriture cunéiforme. L?assyriologue américain Samuel Noah Kramer (1897-1990) explique dans son livre: The Sumerians, their History, Culture and Character (University of Chicago Press, 1963, p. 79): « Comme on peut le déduire au sujet de l'organisation sociale et économique, la loi écrite a joué un grand rôle dans la cité sumérienne. A partir d'environ 2700 avant J.-C., on trouve les actes réels de ventes, y compris les ventes des champs, des maisons, et des esclaves. D'environ 2350 avant JC, sous le règne du roi Urukagina de Lagash, nous avons l'un des documents les plus précieux et révélateur de l'histoire de l'homme et sa lutte incessante et pérenne pour la liberté, contre la tyrannie et l'oppression. Ce document répertorie une réforme en profondeur de toute une série de violations répandues, dont la plupart pourraient être attribuées à une bureaucratie omniprésente et odieuse, consistant en règles établies et en même temps la coterie des palais. Il fournit un tableau sombre et inquiétant de la cruauté de l'homme envers l'homme à tous les niveaux sociaux, économiques, politiques et psychologiques. En lisant entre les lignes, nous avons également un aperçu d'une âpre lutte pour le pouvoir entre le temple et le palais - l?église et l'état - avec les citoyens de Lagash attaquant le temple. Enfin, dans ce document, on trouve le mot «liberté» utilisé pour la première fois dans l'histoire de l'homme; le mot est « amargi » qui, comme cela a été récemment souligné par l?assyriologue allemand Adam Falkenstein (1906 ? 1966), signifie littéralement «retour à la mère ». Cependant, nous ne savons toujours pas pourquoi cette figure de style en est venue à être utilisée pour «la liberté» au sens auquel on l?emploie aujourd?hui. » Le mot liberté est écrit en caractères cunéiformes en haut de mon tableau.
 
 
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