L'abstraction ...un jeu d'enfant?

 
Logo de François Arnaud  artiste peintre

L'abstraction un jeu d'enfant?

Plissez les yeux, l’abstraction peut s’exprimer à l’état de latence dans un paysage.Les formes s’estompent, les frontières entre les objets se dissolvent, les volumes apparaissent incertains. Le paysage devient étrange, inconnu.

Regardez le, tel l’enfant qui n’en connaîtrait pas l’écriture, appréhendant arbre, ciel, montagne… sans notion de leur dénomination. Vous reviendriez alors à l’essence des choses, à leur simple perception, vous laissant emporter par les couleurs, les formes, le mouvement. N’ayant aucune idée de ce qu’est un rond, un carré, un rectangle, vous aurez une première perception de ce que peut être l’abstrait, la liberté du regard sans référence première.

Seules resteraient les notions d’équilibre des lignes, de la couleur, des masses, qui existent dans toute œuvre aboutie qu’elle soit figurative ou abstraite.Ne vous laissez pas envahir par la raison, ne cherchez pas les pourquoi.Musique et peinture sont dans leur perception les plus proches de la sensation, de l’émotion et se respirent avant même d’être reconnues.

Osez la liberté.

Une porte entrouverte au-dessus de laquelle une baie vitrée, arc de cercle en verre dépoli où derrière s’agitent des ombres informelles: L’abstrait n’est pas loin.

Si la vigne vierge ne dépassait dans l’encadrement de la porte, si la raison ne prolongeait pas cette réalité derrière la vitre, ces ombres seraient abstraites. Pourquoi les accepter quand elles sont la continuité d’une réalité et ne pas les accepter si elles restaient circonscrites à cette baie vitrée sans dépasser de celle-ci !

Abstraction et figuration se conjuguent sans s’opposer.Nous sommes sans doute plus vindicatifs à l’égard d’un abstrait mal construit parce que nous perdons pied, sans référence au figuratif, Alors que dans une figuration, la raison décèlera toujours un semblant de réalité.bstraction nous ouvre un imaginaire changeant, sans référence directe, nous invitant à nous l’approprier.L’abstraction nous ouvre un imaginaire changeant, sans référence directe, nous invitant à nous l’approprier.